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Al-Noor Journal for Humanities
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https://jnh.alnoor.edu.iq/
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L’avènement de l’IA dans le discours social Pour une herméneutique d’une nouvelle forme topique
M Rinn
Université de Bretagne Occidentale, Brittany, France
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Article information
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Abstract
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Article history:
Received 3 June, 2024
Revised 9 June, 2024
Accepted 14 July, 2024
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Depuis l’arrivée du générateur de textes Chat-GPT, ainsi que du producteur d’images iconique Dall-E par l’entreprise américaine Open AI fin 2022, début 2023, les opinions publiques du monde entier ont pris conscience que l’usage de l’intelligence artificielle (IA) marquera le début d’un phénomène disruptif dans la digitalisation des sociétés, voire d’un saut dans l’inconnu. Des assistants IA rédigent déjà nos courriers électriques, organisent nos agendas, nous accompagnent dans la gestion du quotidien. Dans mon exposé, je voudrais savoir comment fonctionne le discours social qui nourrit débat public portant sur les enjeux posés par l’avènement de l’IA, une technologie présentée par ses concepteurs et promoteurs comme une force de progrès irrésistible. À l’instar des débats européens, et particulièrement allemand et français, ma réflexion ancrée dans l’analyse du discours social portera sur des débats contradictoires, tiraillés entre les appels à un moratoire dans la recherche et le développement de l’IA et ceux qui, au contraire, souhaitent voir une accélération de la mise en œuvre de ces outils numériques. En Europe, on assiste également aux controverses relatives à l’encadrement légal de l’IA pour répondre à la crainte soulevée par un envahissement anarchique de l’IA dans la sphère privée des individus, menaçant ainsi le libre arbitre des citoyens et par là, le bon fonctionnement démocratique. Enfin, on reconnaît une dynamique contradictoire entre la volonté d’une expansion économique débridée de l’IA et la prudence affichée par la communauté scientifique qui cherche à éviter, elle, de jouer aux apprentis sorciers.
Ces exemples montrent comment l’avènement de l’IA forge déjà un certain nombre de formes topiques qui feront l’objet de ma réflexion. L’exposé cherchera ainsi à modéliser l’argumentation dans le discours social sur l’IA. Il s’agira de répondre à l’exigence première en sciences humaines et sociales : pratiquer la critique des discours.
Pour mettre en œuvre cette pratique constitutive de la vie dans la cité, je vais m’appuyer sur trois concepts théoriques issus des recherches en sciences du langage.
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Keywords:
Artificial Intelligence (AI)
Social Discourse
Public Debate
Digitalization
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Correspondence:
Khaled Ahmed Ali Al-swmaeai [email protected]
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DOI: https://doi.org/10.69513/jnfh.v2.i4.a17 ©Authors, 2024, College of Education, Alnoor University.
This is an open access article under the CC BY 4.0 license (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0/).
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The Emergence of AI in Social Discourse: Toward a Hermeneutics of a New Topical Form
M Rinn
Université de Bretagne Occidentale, Brittany, France
Since the release of the iconic DALL·E by the American company OpenAI in late 2022 and early 2023, public opinion around the world has become aware that the use of artificial intelligence (AI) will mark the beginning of a disruptive phenomenon in the digitalization of societies — potentially even a leap into the unknown. AI assistants are already writing our emails, organizing our schedules, and helping us manage daily life. In this presentation, I aim to understand how social discourse operates in shaping the public debate around the issues raised by the advent of AI — a technology presented by its developers and advocates as an irresistible force of progress. As in European debates, especially those in Germany and France, my reflection, grounded in the analysis of social discourse, will focus on conflicting discussions torn between calls for a moratorium on AI research and development, and those, on the contrary, calling for the acceleration of the deployment of these digital tools. In Europe, we are also witnessing controversies regarding the legal regulation of AI in response to concerns about the anarchic intrusion of AI into individuals’ private lives, thereby threatening citizens' free will and, consequently, the proper functioning of democracy.
Lastly, there is a recognized tension between the desire for unrestrained economic expansion of AI and the caution expressed by the scientific community, which seeks to avoid playing the role of "sorcerer’s apprentices."
These examples demonstrate how the advent of AI is already shaping a number of topical forms, which will be the subject of my reflection. This presentation will thus attempt to model the argumentation within the social discourse on AI. The aim is to fulfill the primary requirement in the humanities and social sciences: to practice discourse critique.To carry out this practice, which is essential to civic life, I will rely on three theoretical concepts drawn from research in language sciences.
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1.Le premier revient à Marc Angenot, historien des idées et analyste des discours de l’Université McGill de Montréal. Il s’agit du le discours social. Angenot le(1) conçoit ainsi : « [Tout] ce qui s’imprime, tout ce qui se parle publiquement ou se représente aujourd’hui dans les médias électroniques, tout ce qui narre et argumente. […] Ou plutôt, appelons “discours social” […] les systèmes génériques, les répertoires topiques, les règles d’enchaînement d’énoncés qui, dans une société donnée, organisent le dicible – le narrable et l’opinable (2009 : 8 – 9). Ainsi appréhendé, le discours social compose le Zeitgeist (ou esprit du temps, notion que la tradition rattache au philosophe allemand Johann Gottfried Herder (1744 – 1803) qu’Angenot définit « comme “l’hégémonie discursive” [qui] produit, impose, légitime certaines pensées comme “grandes pensées” » (ibid.). On reconnaît ici sans conteste les traits caractéristiques du discours social sur l’IA en tant que Zeitgeist qui s’impose comme la pensée dominante de notre temps.
Mais pour préciser les choses, revenons un temps à la définition du discours social que je viens de citer. Ce qui donne sens à une société donnée dans la conception de Marc Angenot englobe aujourd’hui notre planète entière, même si, de fait, l’IA est conçue, perçue et reçue selon les caractéristiques relatives aux populations qui l’habitent. Or le Zeitgeist d’aujourd’hui qui propulse l’IA sur le devant de la scène publique, dépasse largement le cadre conceptuel du discours social. Pour le saisir il nous faudrait disposer, en quelque sorte une IA de l’IA. Force est de constater que nous en sommes encore loin. Quant à moi, je me propose de procéder par un choix qualitatif en analysant l’écho donné au discours social sur l’IA par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung depuis l’avènement de l’IA dans l’espace public, de la fin 2022 jusqu’au printemps 2024. Ce choix s’explique par la faisabilité de mon projet de lecture critique, mais surtout en raison du travail journalistique exceptionnel de ce journal. En effet, on y trouve les composantes définitoires du discours social mises en exergues par Marc Angenot, à savoir le narrable et l’opinable. L’IA en tant que Zeitgeist se déploie largement dans de multiples récits empruntant tantôt le blâme, tantôt l’éloge, déclenchant débats, polémiques et querelles, tiraillant l’opinion entre promesse d’un avenir radieux ou annonce de la fin des temps.
2.Cette réflexion m’amène au deuxième concept : la doxa. Empruntée au grec et désignant, justement, l’opinion au sens de valeurs partagées et validées par le plus grand nombre à un moment donné (Plantin 2002 : 197-198), (10) la doxa interpelle dans le contexte qui nous préoccupe ici. Le discours social sur l’IA se caractérise par un ensemble de représentations dominantes, tout en étant hétéroclite, pour ne pas dire éclaté, voire contradictoire. Comme le montreront les exemples qui feront l’objet de mes réflexions, il faudra se demander comment la doxa génère une vérité probable relative à la position de domination de l’IA dans l’espace public.
3.Enfin, le troisième concept qui s’impose à la lecture de la définition du discours social donnée par Marc Angenot est celui de répertoire topique. La notion de topique, héritée elle aussi de la philosophie de la Grèce antique, notamment dans le cinquième livre de l’Organon d’Aristote (1990), renvoie aux procédures d’invention des idées communément partagées et acceptées par une société donnée, sorte de répertoires servant d’appui et de point de départ aux arguments nécessaires à toute entreprise de persuasion. En ce qui concerne notre société-monde à laquelle s’adresse le discours social sur l’IA, elle ne peut s’appuyer sur un répertoire topique incertain, instable, en cours de construction. Cela s’explique d’abord par le manque de distance temporel dot souffre actuellement l’avènement de l’IA dans la vie de tous les jours. Mais cela renvoie également aux passions contradictoires qu’elle ne cesse de soulever de nos jours.
Avant d’analyser le fonctionnement argumentatif du répertoire topique pour mieux comprendre le discours social sur l’IA, je propose d’arrêter quatre points majeurs établis lors de la dernière conférence NeuRIPS (Neural Information Processing Systems) qui a eu lieu à New Orleans en décembre 2023 et qui a réuni plus de 13'000 spécialistes en IA. Dans son article, le journaliste allemand Jannis Brühl réfère à l’exposé d’Anima Anandkumar (https://nips.cc/ virtual/2023/workshop/66505),(5) professeure en informatique et mathématiques au California Institute of Technology pour mettre en exergue un premier point : l’IA est en train de révolutionner les sciences, notamment dans les domaines de la chimie, de la biologie et des mathématiques, constat unanimement partagé par les participants à la conférence. Le deuxième point pose que l’IA apprend aux robots d’intégrer de mieux en mieux leur environnement physique pour s’y fondre de plus en plus en raison d’une saisie précise en 3D. Ainsi, Vincent Sitzmann (https://nips.cc/virtual/2023/session/74073), directeur de l’équipe de recherche sur l’IA au Massachusetts Institute of Technology annonce l’arrivée prochaine de robots à la fois opérationnels et performants dans les ménages. Le point suivant est marqué par Percy Liang de la Standford University (https://nips.cc/virtual/2023/events/spotlight-posters-2023). Elle réclame le lancement de nouveaux programmes de recherche sur la sécurité dans les usages donnés à l’IA, notamment en raison de la percée qui se profile en matière de la superintelligence dans les domaines des neurosciences et des sciences cognitives. Enfin, le quatrième point porte sur la relation de plus en plus étroit entre la Big-Tec industrie et la recherche fondamentale, dont Microsoft, Google et Meta. Comme le constate Abeba Bihane, professeure assistante à l’Institut des Sciences computationnelles et statistiques au Trinity College Dublin (https://nips.cc/virtual/2023/session/74074), le nombre d’articles scientifiques publiés de collègues affiliés à la Big-tec industrie ne cesse de croître, ce qui confirme la tendance d’une emprise du commercial sur le scientifique. En résumé, les participants à la conférence NeuRIPS 2023 parviennent aux consensus suivant : l’argent est là, l’attention du monde entier également, bref, l’IA poursuit son ascension irrésistible.
L’aperçu des quatre principaux points soulevés lors de cette conférence me conduit à modéliser le schème argumentatif du discours social sur l’IA : il s’agit d’une matrice binaire et scalaire, à la fois stéréotypée et doxale, comparable à l’argumentation publicitaire définie par Jean-Michel Adam (Université de Lausanne) et Marc Bonhomme (Université de Berne) (1) dans leur ouvrage éponyme (1998 : 55-99). Ces chercheurs spécialistes rattachent ce schème argumentatif à la formule établie par Jean-Claude Anscombre, directeur de recherche aux CNRS (Centre français de recherche scientifique) dans ses travaux sur les formes topiques (1995 : 55-99) (3). Soit la forme suivante : [+/-X], [+/-Y]. Or la particularité du X qui nous intéresse ici, donc le garant argumentatif lié aux croyances communes et admises, c’est que l’IA est toujours admise comme une donné positive, en constante progression, tout en ne cessant de se renforcer pour devenir de plus en plus performante. Soit ainsi pour notre forme topique [+X], autrement dit [plus il y a de l’IA]. Reste donc à savoir comment s’agence l’enchaînement topique. Comme nous le verrons par la suite, soit il est concordant [+Y], pour affirmer les promesses d’un progrès à la fois illimité et toujours plus soutenu grâce à l’IA, soit il est discordant [-Y], indiquant, au contraire, le vaste spectre de menaces que ferait planer l’usage de l’IA sur le vivant, l’humain en particulier. Notons à ce sujet que ce sont simultanément ces deux formes topiques contradictoires avec lesquelles Sam Altman, PDG d’OpenAI qui a mis en ligne Chat-GPT, nourrit son argumentaire présenté lors du World Economic Forum (https://www.youtube.com/watch?v=xUoAhu2hlWo) qui s’est tenu à Davos en Suisse en janvier 2024 (Brinkmann 2024).(6)
L’analyse des discours sociaux me permet d’illustrer le fonctionnement de ces deux formes topiques de l’IA dans les trois cas de figure suivants : a) le monde du travail en ébullition ; b) le monde éducatif, notamment universitaire, devant l’inconnu ; c) les relations affectives et amoureuses en question.
a)Observons le premier cas, celui du monde du travail devant le défi annoncé d’une perte massive d’emplois dans le monde. Soit la forme topique : [+X], [-Y] que l’on peut verbaliser comme suite : plus l’IA est présente dans l’économie réelle, moins il y aura d’emplois pour les humains. Les journalistes allemands Janis Brühl, (4) Simon Gross et Alexander Hagelüken (2024) mentionnent une étude du Fond Monétaire International (FMI) de 2023 selon lequel l’IA transformera profondément 40% des emplois dans le monde, portant ce chiffre à 60% pour les pays les plus développés. Ce pourcentage soulève la question de savoir la part des emplois qui sera rendue obsolète par l’IA. D’ores et déjà, il paraît probable que le secteur tertiaire sera particulièrement affecté par l’utilisation de l’IA, dont celui des banques et des assurances, en somme celui de la bureautique, car l’IA est déjà à même de traiter les data bien plus larges que l’être humain.
b)Le deuxième cas de figure soulevé par les discours sociaux sur l’IA porte sur l’enseignement en général, et l’université en particulier. Prenons à nouveau la forme topique suivante : [+X], [-Y], pour l’interpéter de la manière suivante : plus les apprenants se servent de l’IA, moins les institutions éducatives seront à même d’évaluer leurs compétences rédactionnelles. Dans son article sur les modifications langagières qu’entraîne l’arrivée de l’IA dans les salles de classe, Mirjam Hauck (2024) (7)discute une étude menée par Annette Hautli-Janisz, professeur en linguistique computationnelle de l’Université de Passau, dans laquelle les enseignants d’un collège sont invités à évaluer des travaux écrits composés pour moitié par leurs élèves, pour moitié par Chat-GPT. Le résultat est sans appel : les travaux générés par l’IA sont bien meilleurs, non seulement du point de vue formel, mais également de celui de contenu. Il en va de même pour les exercices de traduction, ce qui soulève une question de principe : comment évaluer les travaux écrits à l’avenir, et quelle place occupera l’écrit dans le système scolaire occidental qui a traditionnellement favorisé l’évaluation des élèves par l’écrit. Cette question se pose avec insistance à l’université qui valide dans de nombreuses discipline le curriculum par des travaux finaux, comme la dissertation, le mémoire et la thèse de doctorat.
c)Enfin, le troisième cas de figure porte sur l’avènement de l’IA dans le domaine des affects, notamment dans les relations amoureuses. Examinons la formule topique consacrée : [+X], [-Y] pour l’interpréter de la manière suivante : plus les gens se servent de l’IA pour faire état de leurs sentiments, moins ils seront capables d’établir des relations affectives, voire sentimentales avec leurs semblables. On peut penser à l’exemple traité par Simon Hurtz (8) relatant l’usage de l’IA à des fins de mysogynie. Il s’agit ici des Deepfakes qui consistent à superposer le visage d’une vraie personne à celui d’une autre, procédure rendue malléable par l’usage de l’IA pour le donner un contenu virtuel. Le cas de Taylor Swift la présentant à moitié dénudée sur la plateforme X (ex Twitter) fait légende en la matière. Mais ce qui interpelle davantage, c’est la connexion de réalités parallèles dans le domaine des relations amoureuses évoquée par Marlene Knobloch (2024) (9). La journaliste s’interroge sur l’évolution fulgurante que rencontre l’IA Girlfriend, Dream AI ou Romantic AI téléchargeable sur Google et sur d’autres plateformes numériques, allant du Chatbot qui synthétise l’idéal de beauté à la projection d’un avatar amoureux en 3D dans l’appartement de l’internaute, désirable et compréhensif en toute circonstance, en passant par une interlocutrice ou un interlocuteur virtuel sur l’écran, disponible en un clic. Ce qui est en jeu ici, c’est la capacité de l’être humain d’éprouver de l’empathie pour autrui, comme le constate Sherry Turkle, professeure en science et technologie au MIT. La distorsion, voire la rupture des relations humaines, notamment amoureuses, n’est pas due à l’IA, mais l’IA risque d’accélérer le mouvement.
Pour conclure, retenons la spécificité des formes topiques sous-jacentes au discours social sur l’IA. La matrice binaire et scalaire indique une procédure argumentative simplifiée au strict minimum – concordant [+Y] versus discordant [-Y ] – la première renvoie à l’enthousiasme soulevé par l’IA en tant que force du progrès illimité, tandis que la seconde articulant les multiples angoisses que l’avènement de l’IA soulève, nous l’avons vu. Or ce qui importe dans ma réflexion, c’est la nature du garant topique lui-même, marqué par la séquence [+X]. Il soutient l’argument selon lequel il y aura toujours plus d’IA, quoi qu’il arrive, qu’on le veuille ou non. Comme si l’humanité entière l’avait adopté comme une vérité aussi immuable que probable, et que rien, dorénavant, n’arrêtera l’avènement du bonheur global, intégral, parfait.
References
2.Adam, Jean-Michel and Bonhomme, Marc, 1998: Advertising Argumentation: Rhetoric of Praise and Persuasion, Paris, Nathan.
1.Angenot, Marc, 2009: "Dialogue between Laurence Guellec and Marc Angenot", Social Discourse, vol. XXXIII.
3.Anscombre, Jean-Claude (ed.), 1995: Theory of Topoi, Paris, Kimé.
Aristotle, 1992: Organon V, Topics, translated by J. Tricot, Paris, J. Vrin.
4.Brühl, Jannis, 2024: "Brave New World", Süddeutsche Zeitung, December 16–17, No. 290.
5.Brühl, Janis; Gross, Simon; and Hagelüken, Alexander, 2024: "A Colleague Named AI", Süddeutsche Zeitung, January 17, No. 17.
6.Brinkmann, Bastian, 2024: "AI is Everywhere Now", Süddeutsche Zeitung, January 19, No. 15.
7.Hauck, Mirjam, 2024: "How AI is Changing Human Language", Süddeutsche Zeitung, January 30, No. 24.
8.Hurtz, Simon, 2024: "AI as a Weapon Against Women", Süddeutsche Zeitung, January 27–28, No. 22.
9.Knobloch, Marlene, 2024: "Take Me", Süddeutsche Zeitung, February 2, No. 27.
10.Plantin, Christian, 2002: "Doxa", in Dictionary of Discourse Analysis, edited by Patrick Charaudeau and Dominique Maingueneau, Paris, Seuil, pp. 197–198.